En général, je publie un post ici quand j'ai quelque chose à dire. Pas forcément une chose fondamentale ou même passionnante mais au sujet de quelque chose qui mérite que je perde du temps à le coucher sur papier (virtuellement).

Aujourd’hui, j'ai envie de tenter l'inverse c''est à dire d'écrire pour ne rien dire. Je suis certains que c'est beaucoup plus difficile qu'il n’y parait. Ce post sans queue ni tête n’aura d’ailleurs pas forcément une durée de vie très longue étant donné son contenu.

Pour ne rien dire, commençons par évoquer ce qui nous passe par la tête.

Comme ce fichu coup de téléphone, sujet de mon post précédent, qui n’arrive toujours pas. Cela fait 8 jours que je l’attends. Mais après vérification la dernière fois j’ai dû attendre 11 jours. Je me console en me disant alors que c’est normal qu’il ne soit pas arrivé. Ou du moins ce n’est pas totalement fichu.

Ensuite il y a le fait de parcourir certains blogs hébergés là. Evidemment, je ne suis pas toujours un modèle de joie communicative ici. Mais tout de même, certains donnent vraiment envie de déprimer. Je peux cependant comprendre qu’ils se servent de cet espace anonyme pour déverser leurs pensées sans risquer de conséquences dans la vraie vie. C’est peut-être l’un des principales motivations de ces bloggeurs : écrire pour évacuer. Je pense d’ailleurs que c’est la 2nde plus grande motivation pour poster. La 1ère étant pour beaucoup de vous faire partager à quel point leur progéniture est merveilleuse.

Cela m’incite donc à relever le fait que mon blog ne recueille quasi aucun commentaires ni ne reçoit de visites. Le message d’accueil n’est peut-être pas intéressant ? En tout cas il est certainement honnête sur son contenu. D’ailleurs, lors de mes visites sur les autres blogs je laisse régulièrement des commentaires qui restent, dans l’immense majorité des cas, lettres mortes. Ici, on parle donc à un mur. Ou plutôt à un écran. Vide.

Une de mes occupation en ce moment, c’est retourner sur des blogs ou réécouter des disques que j’ai laissé de côté un bon moment. Par exemple, j’ai récemment parcouru http://www.nioutaik.fr/ blog que je suivais régulièrement à une époque. Cela fait le lien avec un de mes posts sur les différences de perception des choses avec le temps. Par exemple ce blog est très drôle mais j’y trouvé désormais un côté adolescent surjoué que je goute peu. Même remarque en réécoutant certains disques comme « V » de SYMPHONY X. Je le connais encore quasiment par cœur sans l’avoir écouter depuis plusieurs années (voire plus) mais il ne me fait plus le même effet qu’avant.

Tiens, j’en viens à remarquer que je reviens beaucoup au fait de réfléchir sur le passé. Cela peut longuement occuper même si je ne suis pas certain que cela soit une bonne chose.

Alors pourquoi ? Parce que j’ai peur du futur ? Ou que je n’ai aucune idée de là où il va me mener ?

Je passe mon temps à attendre un moment qui va arriver et quand il est là j’ai l’impression de ne pas pleinement en profiter. Pourquoi se poser tant de questions ?

En fait, je pense qu’il me manque surtout de croiser de nouvelles têtes avec qui je pourrai vraiment échanger. Le soucis c’est de trouver des personnes intéressantes. Un changement à venir m’y aiderait peut-être ? En y pensant, c’est un peu cela. Je côtoie les mêmes personnes depuis longtemps. 10 ans ? Voire plus. Et certaines nouvelles connaissances, bien que sympa, ne me donnent pas envie forcément d’échanger davantage avec elles.

Etrange comme cet écrit au fil de l’eau des pensées ressemble à une technique Freudienne de psychanalyse. Essayer de faire ressortir quelques chose en se libérant de barrières « conscientes ».

En fait, je suis de plus en plus obsédé par le temps : le temps qui passe, le temps à venir mais aussi l’heure de la journée ou de la nuit.

Le temps qui passe forcément. Comme l’on dit, nous voyageons tous dans le temps. Mais dans le même sens et à la même vitesse (à la théorie de la relativité près). L’âge est évidemment un facteur d’angoisse. Mes meilleures années sont-elles derrière moi ? Le futur me réserve-t-il du bon ? Mon corps va-t-il se dégrader ?

Mais paradoxalement, je ne pense plus au temps à venir comme gage d’opportunités mais au contraire comme soucis potentiel. Parents qui vieillissent comme bon exemple.

Mais plus que cela, le temps en fonction de l’heure de la journée. Je suis perpétuellement en course avec lui pour « Gagner du temps » ou ne « pas perdre du temps » pour profiter d’un moment à venir. Sauf que je ne profite pas de ce moment. Se poser le soir avec de la musique ? Oui mais pas trop car le matin il faut se lever. En semaine ? courir pour le boulot. En WE ? Courir pour l’intendance de la maison. Et quand on ne court pas ? La culpabilité de ne rien faire.

Là réside un des principaux problèmes : cette course permanente génère un stress et une fatigue qui devient de moins en moins gérable. Comment prendre du temps sans regarder l’heure ? J’y arrivais à un moment. Peut-être que cela reviendra.

 

En attendant, il est l’heure.